Depuis de nombreuses années, une incohérence visuelle s’est installée dans la communication de notre commune. Deux versions de notre blason coexistaient sur nos différents supports : l’une représentant un lion couché (dit « passant »), visible notamment sur la façade de la mairie et les courriers officiels, et l’autre représentant un lion debout (dit « rampant »), souvent utilisé dans les supports de communication.
Afin de clarifier notre identité visuelle et de harmoniser nos outils de communication, la municipalité a mené l’enquête notamment par l’intermédiaire de Charlotte Haillant, conseillère municipale déléguée à la communication. Grâce aux recherches et à l’aide précieuse de Daniel Da-Ponte, héraldiste passionné qui a étudié l’histoire de notre village, la vérité historique a enfin été rétablie.
Le saviez-vous ? L’héraldique est la science – et l’art – qui étudie les armoiries (ou le blason), c’est-à-dire les emblèmes visuels propres à un individu, une famille, une ville ou une collectivité.
L’héraldique n’est pas réservée à la noblesse. À l’origine, les blasons servaient de signatures, y compris pour les familles de paysans. Celui de Laneuvelotte appartient à l’histoire de Nicolas de Nogent, seigneur de notre commune décédé en 1639. Issu de la famille Champenois, il était un descendant officiel de l’ancienne maison de Nogent-le-Roi, en Champagne.
La description officielle de nos armoiries, et surtout les visuels des archives, ne laissent aucune place au doute : « D’azur semé de croisettes recroisetées au pied fiché d’or à un lion du même armé, lampassé et couronné de gueules portants un cœur du même sur l’épaule senestre ; au chef d’hermine chargé d’un lambel à trois pendants de gueules. »
Pourquoi cette erreur du lion couché ?
La confusion est probablement née d’une mauvaise interprétation de documents d’archives, ou une mauvaise compréhension du terme « rampant ». En héraldique, un lion rampant désigne un animal sauvage représenté fièrement dressé sur ses pattes arrière. Les armoriaux historiques officiels (comme le Nobiliaire de Lorraine d’Ambroise Pelletier ou celui de Didier Richier) confirment tous que le lion d’origine est bel et bien debout. Le lion couché, inspiré par la suite d’un vitrail du chœur de notre église, n’était donc pas la version correcte.
Harmonisation des supports
Forte de cette certitude historique, la municipalité va progressivement harmoniser l’ensemble de ses supports pour adopter la version officielle et historique du lion debout.
Nous sommes fiers de redonner à Laneuvelotte son visage historique et de consolider notre image commune autour d’un blason unique et authentique.


